extrait de Cheval Pratique n°256, juillet 2011
Par Sandrine
Dhondt
Des bonbons ou des gratouilles? Quelle récompense est la plus
efficace?
Est-il préférable de caresser ou de donner un bonbon dans
le cadre de la récompense (ou "renforcement positif" en langage scientifique) ?
Vous ne vous étiez peut-être jamais posé la question mais une équipe de
chercheurs de rennes l'a fait pour vous. Voici les conclusions de cette étude
présentée lors de la 37e journée de la recherche équine, en
février.
En équitation comme dans l'éducation des chevaux en général
(prise des pieds, mise à l'attache...), la récompense alimentaire est peu
utilisée, contrairement à ce qui est pratiqué avec toutes sortes d'animaux, que
ce soit dans les cirques ou les centres aquatiques où le lion a appris à sauter
dans un cerceau de feu, récompensé d'un morceau de viande, et le dauphin à faire
d'un signe ses facéties aquatiques dans l'attente d'un poisson. Des animaux qui
ont, à bien les regarder, des dents plus redoutables que celles de nos chevaux,
pourtant il est traditionnellement dit, dans les écuries, que les friandises
incitent les chevaux à mordre.
Une précédente étude menée par Carol Sankey,
de l'université de Rennes ( que nous avions relatée dans le Cheval Pratique
n°228) prouvait déjà le contraire puisque le groupe de poulains au débourrage
récompensé avec des friandises avait tapé et mordu 5 et 6 fois moins que le
groupe témoin qui était entrainé sans récompense. La jeune chercheuse avait même
déjà constaté que les bonbons avaient eu des effets positifs non seulement sur
l'apprentissage mais aussi sur la relation entre ces jeunes chevaux et les êtres
humains.
Par ailleurs, une autre étude menée par Séverine Henry (elle aussi
de l'université de Rennes) avait déjà suggéré que la caresse n'est pas
immédiatement perçue comme un événement positif par le jeune cheval. Et
pourtant, nous sommes beaucoup à penser qu'elle peut suffire comme récompense.
Un choix qui peut apparaitre étonnant puisque, sur une journée, dans leur
"budget temps", les chevaux vont avoir des contacts tactils un peu moins de 1%
de leur temps contre les 65% qu'ils passent à manger.
Alors, dans
l'apprentissage, comme dans la relation, que faut-il privilégier: le bonbon ou
la gratouille? Une nouvelle recherche pour Carol Sankey. Et comme toujours, pour
étudier l'impact de l'un ou de l'autre, il a fallu comparer un groupe par
rapport à l'autre.
L'expérience
Les cobayes sont 20 chevaux de
race konik polski, des petits chevaux polonais proches du tarpan, âgés d'un à
deux ans, qui vivent en groupe dans une écurie où ils ont du fourrage et de
l'eau à volonté. Ils sont sortis dans un paddock quelques heures par jour.
Depuis leur naissance, les contacts avec l'homme ont été assez restreints
puisque limités uniquement à la distribution des rations et à ces transferts
"écurie/paddock/écurie".
Les vingt chevaux ont été soumis au même protocole
d'entrainement mené par la même expérimentatrice dans une écurie qui leur était
familière. Chacun était déplacé en longe, arrêté, puis l'expérimentatrice posait
la longe sur l'encolure, le regardait et prononçait l'ordre vocal "reste". Il
devait rester immobile en réponse à cet ordre vocal par paliers progressifs de 5
secondes, puis 10, 30, 45 et 60 secondes. Le test devait être réussi lors de 3
essais consécutifs avant de passer au palier suivant (soit 3 fois 5 secondes
avant de passer à 10 secondes...). Tous ont été entrainés durant six jours à
raison de 5 minutes par jour, soit un total de 30 minutes. Pour un groupe,
chaque essai réussi était récompensé par un morceau de carotte tandis que
l'autre groupe écopait d'un grattage au garrot de 5 à 10
secondes.
________________________________________________________________________________________________________________________________
encadré:
pourquoi le choix du garrot?
L'allogrooming, ou toilettage mutuel, s'effectue
sur des zones particulières du corps entre partenaires privilégiés. Autrement
dit: chez les équidés, on ne se gratte pas si l'on ne se connait pas bien! Deux
études passées, dont celle de Claudia Feh (spécialiste des chevaux de
Przewalski) avaient montré que la restitution de ce grattage au niveau du garrot
par un humain amenait une diminution du rythme cardiaque, d'où l'hypothèse que
cela pouvait être positif et favoriser la relation homme/cheval. Beaucoup
d'adeptes de l'équitation éthologique se sont emparés de cette étude pour tisser
une relation avec leur cheval. Andy Booth a beaucoup posé devant les objectifs,
en grattant sa jument Okies ou sa zorse Stormy, l'une et l'autre semblant
grimacer de plaisir! Si le garrot apparait souvent comme un endroit privilégié,
chaque cheval étant un individu, chacun a sa propre préférence: derrière les
oreilles, sous la queue, sous la crinière, sur le dos... Comme le suggérait Pat
Parelli dans son jeu de la gentillesse: "cherchez l'endroit où votre cheval aime
être gratté". Après ce temps de découverte, d'échange et d'apprentissage, tous
les propriétaires attentifs savent que leurs chevaux apprécient ces séances de
"gratouilles" et qu'ils viennent eux-mêmes chercher à être grattés en présentant
à l'évidence l'endroit
favori.
_______________________________________________________________________________________________________________________________
Afin d'évaluer la performance d'apprentissage, les chercheurs ont évalué
l'obéissance par le temps pendant lequel les chevaux étaient capables de
maintenir l'immobilité au cours de chaque séance. La relation à l'homme a été
évaluée selon le test de la "présence passive": pendant 5 minutes, un
expérimentateur se tenait immobile au centre de l'écurie et chaque cheval était
libre de venir l'approcher ou non? Le temps de latence pour s'approcher était
relevé ainsi que le temps passé proche de l'expérimentatrice, c'est-à-dire à une
distance inférieure à 0,5 mètre.
Bilan et résultats
Bien sûr, des
différences sont apparues en fonction du type de récompense utilisée. Tous les
chevaux qui devaient être gratouillés n'ont pas semblé apprécier et ont même
parfois présenté des réponses négatives ou tout simplement souhaité s'éloigner
de l'expérimentatrice. Ceux récompensés d'un bout de carotte ont progressé
rapidement, surtout les trois premiers jours. Le dernier jour de
l'expérimentation, 90% de ce lot avait attein le palier maximal du temps
d'immobilité (soit une minute), contre 40% de ceux qui étaient récompensés par
le grattage du garrot.
Dans le test de "l'homme passif", les chevaux du
groupe "carotte" s'approchaient plus rapidement de l'homme et passaient plus de
temps proche de lui, contrairement au groupe "grattage au garrot", un
renforcement qui n'a semblé avoir apporté aucune amélioration dans ce sens!
Bref, le grattage de garrot n'a pas permis de réel progrès ni dans
l'entrainement ni pour la relation. Les chercheurs supposent que ce grattage n'a
pas été perçu comme suffisamment positif pour être associé à une récompense,
contrairement à la compensation alimentaire dont les effets positifs ont été
observés rapidement, tant sur la progression des chevaux à répondre à l'ordre
"reste" que dans la relation homme/cheval.
Quid des précédentes études qui
avaient suggéré un bien-être lié au grattage? Nos chercheuses de Rennes font
l'hypothèse que la durée de 3 minutes qui avait été choisie alors apportait un
effet "massage". Quant à l'abaissement du rythme cardiaque qui avait été
constaté, elles estiment qu'il ne permet pas de conclure vraiment sur la valeur
positive ou négative de l'action. Et l'on peut lire dans leur rapport de cette
37e journée de la recherche équine: "les réactions négatives de certains
individus suggèrent en tout cas qu'il ne s'agit pas d'un renforcement positif
universel", en effet, la caresse nécessite chez le cheval un apprentissage,
comme le savent tous ceux qui ont eu des poulains à manipuler.
Reste à savoir
pourquoi, si elles sont si efficaces, les récompenses alimentaires ne sont pas
plus utilisées dans la pratique équestre, qu'elle soit éducation ou
équitation?
Alors pourquoi pas les bonbons?
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mercredi 28 décembre 2011
mardi 20 septembre 2011
La Prière du Cheval
Cavalier, laisse moi te dire ...
Je suis un coureur de prairies, j'aime les grands espaces. Fais-moi travailler en premier lieu dans la nature, car elle est ma joie de vivre. Je te donnerai en échange le meilleur de moi-même.
Je n'aime pas vivre seul, j'ai besoin de la compagnie de mes semblables pour galoper, pour manger, pour jouer ou pour me battre. S'il te plaît ne m'emprisonne pas.
Comme tout herbivore, je suis un animal de fuite. Je suis donc facilement impressionnable, l'agressivité me traumatise et en cas de danger, fictif ou réel, ma première réaction est de fuir. C'est pourquoi j'ai besoin que tu m'expliques, mais surtout que tu me mettes en confiance, avec patience, avec amour.
À ceux qui me dominent, j'offre ma force, ma rapidité, ma résistance.
Mais à ceux qui m'apprivoisent, j'ouvre les portes de ma propre magie. Car je suis plus qu'un moyen, je suis l'initiateur. Mon univers est celui d'un ordre oublié, celui des forces vives et des sensibilités où l'homme retrouve son être originel et son identité.
Cavalier, si tu m'aimes...
Médite et fais ce qui convient.
Stéphane Bigo
©1985 Stéphane Bigo Tous droits réservés
Je suis un coureur de prairies, j'aime les grands espaces. Fais-moi travailler en premier lieu dans la nature, car elle est ma joie de vivre. Je te donnerai en échange le meilleur de moi-même.
Je n'aime pas vivre seul, j'ai besoin de la compagnie de mes semblables pour galoper, pour manger, pour jouer ou pour me battre. S'il te plaît ne m'emprisonne pas.
Comme tout herbivore, je suis un animal de fuite. Je suis donc facilement impressionnable, l'agressivité me traumatise et en cas de danger, fictif ou réel, ma première réaction est de fuir. C'est pourquoi j'ai besoin que tu m'expliques, mais surtout que tu me mettes en confiance, avec patience, avec amour.
À ceux qui me dominent, j'offre ma force, ma rapidité, ma résistance.
Mais à ceux qui m'apprivoisent, j'ouvre les portes de ma propre magie. Car je suis plus qu'un moyen, je suis l'initiateur. Mon univers est celui d'un ordre oublié, celui des forces vives et des sensibilités où l'homme retrouve son être originel et son identité.
Cavalier, si tu m'aimes...
Médite et fais ce qui convient.
Stéphane Bigo
©1985 Stéphane Bigo Tous droits réservés
mercredi 10 août 2011
Mon paddock paradise !
Ca y est, il est fait ! Bon les ânes ont du mal à comprendre le principe et du coup passent au milieu mais sinon il est fin prêt pour cet hiver. J'espère pouvoir caillouter un passage et ça sera parfait !
Découverte en vidéo :
Faudra voir à l'usage cet hiver niveau gadoue. Là ils ont encore un peu d'herbe sur la parcelle du fond mais je pense que je vais bientôt les laisser seulemen au paddock avec du foin.
Découverte en vidéo :
Faudra voir à l'usage cet hiver niveau gadoue. Là ils ont encore un peu d'herbe sur la parcelle du fond mais je pense que je vais bientôt les laisser seulemen au paddock avec du foin.
mardi 31 mai 2011
Du bon foin
Article très intéressant dela Coopérative de Nouvelle Calédonie sur le foin :
" On en donne de 0.5 à 1.5 kg pour 100 kg PV pour un cheval de 500 kg : 2.5 à 7.5 kg de foin.
Le qualité du fourrage d'une prairie s'amenuise au fil du temps et même d'une année sur l'autre.
Ce sont les conditions de récolte qui entrent en ligne de compte.
Le meilleur foin de :
· graminées est celui récolté en début d'épiaison
· légumineuses est celui récolté au début de la floraison
· le stade végétatif
Le meilleur moment pour couper les graminées c'est lorsqu'elles sont très feuillues, juste avant l'apparition des épis et les légulineuses avant leur pleine floraison.
Passé ces stades, la valeur du fourrage diminue.
Le foin de deuxième coupe est considéré comme meilleur.
Il est plus riche car il comporte moins de graminées épiées que le foin de première coupe.
· Le fanage
C'est la période pendant laquelle l'herbe coupée va perdre l'essentiel de son eau.
Il faut compter environ 2 ou 3 jours selon le degré d'ensoleillement.
La teneur en eau du fourrage va passer de 95% à 5 ou 15%.
Cette dessiccation entraine malheureusement des pertes de la valeur fourragère.
Les plantes une fois fauchées continuent à vivre tant que le taux d'humidité reste supérieur à 35%, donc, les cellules qui respirent consomment des glucides solubles d'ou la baisse de la valeur énergétique du fourrage.
Le meilleur foin est donc celui qui sèche rapidement.
Pour pallier à cela, il est possible d'utiliser la technique du préfanage.
C'est une faucheuse conditionneuse qui aplatit ou lacère les tissus du fourrage, ce qui accélère l'évacuation de l'eau.
· Le climat
Il arrive également que le foin coupé soit mouillé par la pluie, dans cette condition, toutes les opérations de séchages doivent recommencer (retournement ..)
Le lessivage (entrainement par la pluie des constituants solubles) diminie la teneur du fourrage en sucres et en matières azotées.
Les pertes sont d'autant plus importantes que la pluie survient alors que le foin est déjà très sec.
Mais si la pluie humecte le fourrage en début de dessication, ce sont les pertes par respiration qui augmentent.
Comment reconnaître un bon foin ?
Il est préférable d'acheter du foin chez un agriculteur que l'on connait et dont on aura vu pousser l'herbe.
A défaut, il faut demander toutes les précisions sur le fourrage qu'il commercialise et de savoir apprécier la qualité du foin en balles.
Si l'on remarque une prédominance de tiges avec beaucoup d'épis, le foin a été réalisé à un stade avancé et sa qualité est moyenne.
Les feuilles doivent être prédominantes.
Il est d'usage d'ouvrir quelques balles prises au hasard, ou pour les grosses balles rondes d'essayer de prendre plusieurs poignées le plus loin possible, au coeur de la balle, pour l'examiner.
L'aspect et la couleur sont importants :
· vert foin récent, il sent bon
· blanc mauvaises conditions de récolte
· brun foin mouillé ou vieux (le vieux foin n'est pas forcément mauvais mais perd de sa valeur nutritive et de son appétence)
· traces de moisissures foin pressé trop humide ou mal stocké (odeur de moisi ou de rance)
Les différences de qualité sont importantes et il est toujours possible de faire pratiquer une analyse afin de connaître sa valeur nutritionnelle.
Cela peut être réalisé en laboratoire avec un prélévement de quelques kg.
Pour les foins de graminées il existe une fourchette pour la valeur des UF, soit : de 0.4 à 0.5 UF/kg et MAD entre 30 à 40g/kg de MS
Le foin de légumineuses peut être supérieur en MAD d'environ 50%
Récapitulatif
Le foin a un taux élevé de Potassium (K) et l'on a intérêt, si le cheval en consomme beaucoup, à équilibrer la ration en Sodium (Na) pour qu'il soit correctement digéré.
Le foin naturel est un aliment complet.
Il est riche en glucides, en vitamines, en calcium et K, mais pauvre en protéines et autres substances minérales.
Il ne faut ni poussière, ni moisissures, qui irritent les muqueuses et provoquent les toux.
Récolté au moment de la floraison, il est plus riche en protides et plus digeste.
Plus il est récolté tardivement, plus ses teneurs en cellulose et calcium sont élevées.
L'herbe qui est fanée rapidement conserve la plus grande partie de ses substances nutritives, alors qu'elle perd une grande partie de ses vitamines si le séchage est trop lent.
Un foin lavé par la pluie en cours de fanage perd une grande partie de ses qualités.
En vieillissant, le foin perd petit à petit sa valeur nutritive et ses vitamines.On compte environ une perte de 10% par mois.
Un foin humide prolonge les fermentations digestives et rend possibles des diarrhées.
L'herbe en deuxième coupe est souvent coupée plus jeune donc plus riche.
En résumé, le foin doit avoir une odeur agréable, être sec et d'une belle couleur vert foncé et ne pas être poussiéreux.
Le foin de luzerne quant à lui, est très riche en énergie, en raison des nodules qui dans les racines contiennent des bactéries qui fixent l'azote aérien, en calcium, protéines et vitamines A.
Il doit être vert, ne pas perdre ses feuilles (partie la plus nutritive).
Le seul point "noir" est la teneur souvent importante en poussière qu'il possède, du fait des procédés de récolte.
" On en donne de 0.5 à 1.5 kg pour 100 kg PV pour un cheval de 500 kg : 2.5 à 7.5 kg de foin.
Le qualité du fourrage d'une prairie s'amenuise au fil du temps et même d'une année sur l'autre.
Ce sont les conditions de récolte qui entrent en ligne de compte.
Le meilleur foin de :
· graminées est celui récolté en début d'épiaison
· légumineuses est celui récolté au début de la floraison
· le stade végétatif
Le meilleur moment pour couper les graminées c'est lorsqu'elles sont très feuillues, juste avant l'apparition des épis et les légulineuses avant leur pleine floraison.
Passé ces stades, la valeur du fourrage diminue.
Le foin de deuxième coupe est considéré comme meilleur.
Il est plus riche car il comporte moins de graminées épiées que le foin de première coupe.
· Le fanage
C'est la période pendant laquelle l'herbe coupée va perdre l'essentiel de son eau.
Il faut compter environ 2 ou 3 jours selon le degré d'ensoleillement.
La teneur en eau du fourrage va passer de 95% à 5 ou 15%.
Cette dessiccation entraine malheureusement des pertes de la valeur fourragère.
Les plantes une fois fauchées continuent à vivre tant que le taux d'humidité reste supérieur à 35%, donc, les cellules qui respirent consomment des glucides solubles d'ou la baisse de la valeur énergétique du fourrage.
Le meilleur foin est donc celui qui sèche rapidement.
Pour pallier à cela, il est possible d'utiliser la technique du préfanage.
C'est une faucheuse conditionneuse qui aplatit ou lacère les tissus du fourrage, ce qui accélère l'évacuation de l'eau.
· Le climat
Il arrive également que le foin coupé soit mouillé par la pluie, dans cette condition, toutes les opérations de séchages doivent recommencer (retournement ..)
Le lessivage (entrainement par la pluie des constituants solubles) diminie la teneur du fourrage en sucres et en matières azotées.
Les pertes sont d'autant plus importantes que la pluie survient alors que le foin est déjà très sec.
Mais si la pluie humecte le fourrage en début de dessication, ce sont les pertes par respiration qui augmentent.
Comment reconnaître un bon foin ?
Il est préférable d'acheter du foin chez un agriculteur que l'on connait et dont on aura vu pousser l'herbe.
A défaut, il faut demander toutes les précisions sur le fourrage qu'il commercialise et de savoir apprécier la qualité du foin en balles.
Si l'on remarque une prédominance de tiges avec beaucoup d'épis, le foin a été réalisé à un stade avancé et sa qualité est moyenne.
Les feuilles doivent être prédominantes.
Il est d'usage d'ouvrir quelques balles prises au hasard, ou pour les grosses balles rondes d'essayer de prendre plusieurs poignées le plus loin possible, au coeur de la balle, pour l'examiner.
L'aspect et la couleur sont importants :
· vert foin récent, il sent bon
· blanc mauvaises conditions de récolte
· brun foin mouillé ou vieux (le vieux foin n'est pas forcément mauvais mais perd de sa valeur nutritive et de son appétence)
· traces de moisissures foin pressé trop humide ou mal stocké (odeur de moisi ou de rance)
Les différences de qualité sont importantes et il est toujours possible de faire pratiquer une analyse afin de connaître sa valeur nutritionnelle.
Cela peut être réalisé en laboratoire avec un prélévement de quelques kg.
Pour les foins de graminées il existe une fourchette pour la valeur des UF, soit : de 0.4 à 0.5 UF/kg et MAD entre 30 à 40g/kg de MS
Le foin de légumineuses peut être supérieur en MAD d'environ 50%
Récapitulatif
Le foin a un taux élevé de Potassium (K) et l'on a intérêt, si le cheval en consomme beaucoup, à équilibrer la ration en Sodium (Na) pour qu'il soit correctement digéré.
Le foin naturel est un aliment complet.
Il est riche en glucides, en vitamines, en calcium et K, mais pauvre en protéines et autres substances minérales.
Il ne faut ni poussière, ni moisissures, qui irritent les muqueuses et provoquent les toux.
Récolté au moment de la floraison, il est plus riche en protides et plus digeste.
Plus il est récolté tardivement, plus ses teneurs en cellulose et calcium sont élevées.
L'herbe qui est fanée rapidement conserve la plus grande partie de ses substances nutritives, alors qu'elle perd une grande partie de ses vitamines si le séchage est trop lent.
Un foin lavé par la pluie en cours de fanage perd une grande partie de ses qualités.
En vieillissant, le foin perd petit à petit sa valeur nutritive et ses vitamines.On compte environ une perte de 10% par mois.
Un foin humide prolonge les fermentations digestives et rend possibles des diarrhées.
L'herbe en deuxième coupe est souvent coupée plus jeune donc plus riche.
En résumé, le foin doit avoir une odeur agréable, être sec et d'une belle couleur vert foncé et ne pas être poussiéreux.
Le foin de luzerne quant à lui, est très riche en énergie, en raison des nodules qui dans les racines contiennent des bactéries qui fixent l'azote aérien, en calcium, protéines et vitamines A.
Il doit être vert, ne pas perdre ses feuilles (partie la plus nutritive).
Le seul point "noir" est la teneur souvent importante en poussière qu'il possède, du fait des procédés de récolte.
samedi 30 octobre 2010
Slow feeding, the test !
Et oui, depuis environ 1 mois, j'ai mis en pratique l'article que j'avais publié sur le concept du slow feeding continuous.
Enfin seulement en partie car notre stock de foin ne nous permet pas de mettre en pratique le "continuous", on se contentera donc du slow feeding, ce qui est déjà pas mal.
Donc, j'ai tout d'abord bricolé une poubelle-sac-à-foin :
J'en suis super contente !
2 bottes le soir.
Ils rappliquent seulement quand j'arrive avec le foin. L'hiver dernier c'était dès que je rentrai du boulot et ensuite c'était squat devant la porte jusqu'à ce que je fasse la distri.
En plus j'ai l'impression qu'ils ont dégonflé du bide.
Pour le moment, que des points positifs !
Une petite vidéo :
Enfin seulement en partie car notre stock de foin ne nous permet pas de mettre en pratique le "continuous", on se contentera donc du slow feeding, ce qui est déjà pas mal.
Donc, j'ai tout d'abord bricolé une poubelle-sac-à-foin :
La poubelle n'a malheureusement pas survécu plus de 15 jours. Mais j'ai trouvé une solution encore meilleure :
J'en suis super contente !
2 bottes le soir.
Ils rappliquent seulement quand j'arrive avec le foin. L'hiver dernier c'était dès que je rentrai du boulot et ensuite c'était squat devant la porte jusqu'à ce que je fasse la distri.
En plus j'ai l'impression qu'ils ont dégonflé du bide.
Pour le moment, que des points positifs !
Une petite vidéo :
Pad-pâte : testez vous-même les points de pression de votre selle !
J'ai trouvé un moyen de bricoler un "tapis à pressions" pour pouvoir relever les pressions générées par une selle sur le dos d'un cheval.
Voilà la recette :
"1 kg de farine
600g de sel fin
1l d'eau bouillante
100 g de poudre d'alun ( en pharmacie, j'ai payé env.3 €)
6 cuillères à soupe d'huile.
Il faut mélanger tout ça pour en faire une pâte (robot ou mixer va très bien, je l'ai fait en 2 fois car saladier pas assez grand), ensuite repartir la pâte en 2 boudins.
Pour le pad, il faut 2 sacs plastiques transparents taille 55 cm de long et 20 de large, j'ai fait ça avec un morceau de bâche genre recouvrement de sol pour travaux de peinture, mais n'importe quel plastique un peu solide fait l'affaire. Il vaut mieux que rien ne soit imprimé dessus, on voit moins bien. Si le plastique est assez résistant, le pad peut servir plusieurs fois, suffit de passer le rouleau à pâtisserie.
Mettre la pâte dedans, scotcher avec du Scotch paquet marron et étaler au rouleau à pâtisserie ( aussi également que possible. Ensuite, faut relier les deux sacs du grand côté avec des bandes de Scotch, laisser un espace pour la colonne ( j'ai laissé 6 cm) et voilà, c'est prêt pour le test.
Vous le mettez directement sur le dos du cheval, ensuite l'équipement habituel (tapis + selle) et c'est parti pour 30' de monte si possible aux 3 allures. En dessellant, on trouve l'empreinte de la selle, si c'est à peu près homogène, la selle va, si la couche de pâte est très fine, quasi transparente (regarder à contre-jour) ou s'il y a des trous (plus de pâte du tout) , vous avez des zones ou points de pression. "
Pour ne pas achever votre mixer, faites la pâte en 2 fois. J'ai rajouté un tube de peinture dans l'eau pour colorer un peu. J'ai fait un seul sac par contre mais c'est pas trop le top. Je pense que je vais redécouper en deux comme ils le préconisent dans la recette. Et voilà ce que ça donne :
Voilà la recette :
"1 kg de farine
600g de sel fin
1l d'eau bouillante
100 g de poudre d'alun ( en pharmacie, j'ai payé env.3 €)
6 cuillères à soupe d'huile.
Il faut mélanger tout ça pour en faire une pâte (robot ou mixer va très bien, je l'ai fait en 2 fois car saladier pas assez grand), ensuite repartir la pâte en 2 boudins.
Pour le pad, il faut 2 sacs plastiques transparents taille 55 cm de long et 20 de large, j'ai fait ça avec un morceau de bâche genre recouvrement de sol pour travaux de peinture, mais n'importe quel plastique un peu solide fait l'affaire. Il vaut mieux que rien ne soit imprimé dessus, on voit moins bien. Si le plastique est assez résistant, le pad peut servir plusieurs fois, suffit de passer le rouleau à pâtisserie.
Mettre la pâte dedans, scotcher avec du Scotch paquet marron et étaler au rouleau à pâtisserie ( aussi également que possible. Ensuite, faut relier les deux sacs du grand côté avec des bandes de Scotch, laisser un espace pour la colonne ( j'ai laissé 6 cm) et voilà, c'est prêt pour le test.
Vous le mettez directement sur le dos du cheval, ensuite l'équipement habituel (tapis + selle) et c'est parti pour 30' de monte si possible aux 3 allures. En dessellant, on trouve l'empreinte de la selle, si c'est à peu près homogène, la selle va, si la couche de pâte est très fine, quasi transparente (regarder à contre-jour) ou s'il y a des trous (plus de pâte du tout) , vous avez des zones ou points de pression. "
Pour ne pas achever votre mixer, faites la pâte en 2 fois. J'ai rajouté un tube de peinture dans l'eau pour colorer un peu. J'ai fait un seul sac par contre mais c'est pas trop le top. Je pense que je vais redécouper en deux comme ils le préconisent dans la recette. Et voilà ce que ça donne :
Bilan en photo pour la selle portugaise
On voit sur cette photo que les matelassures de la selle ne suivent pas la courbe du dos et n'appuient pas sur toute sa surface :
La selle est trop longue : l'épaule est bien dégagée mais la longueur de la selle fait qu'elle porte sur le rein.
Une fois sanglée, la selle a bien avancé :
Encore pire après une demi-heure de travail pendant laquelle la jument n'était pas du tout à l'aise :
Verdict du pad-pâte : Point de pression à l'avant au niveau des épaules et à l'arrière su niveau du rein. La selle fait "pont".
La selle semble aussi "scier" les épaules :
Tout ça est confirmé par les traces de poussières sur le dos plus importantes au niveau des épaules et du rein :
J'ai renvoyé un mail au sellier avec ces nouvelles photos et lui demandant le remboursement. Affaire à suivre ...
samedi 25 septembre 2010
Le Paddock Paradise
Le Paddock Paradise est un système d'aménagement des prés permettant aux chevaux de retrouver des conditions de vie le plus proche possible du naturel. Il a été inventé par Jaime Jackson et décrit dans un livre (malheureusement uniquement en Anglais) :
Vu que d'autres sont mieux doués que moi pour décrire le système, voici 2 articles très intéressants :
"Paddock Paradise"
"Le concept de "paddock paradise" est américain, il a été conçu à partir des observations des éthologues.
Le "paddock paradise" est un lieu de vie pour les chevaux, entièrement aménagé, dans ses moindres détails, pour leur rendre la vie la plus proche possible de celle de leurs ancêtres sauvages.
Ce n'est pas un simple pré ou le cheval va manger de l'herbe, ce n'est pas un simple paddock où il pourra prendre de l'exercice, ce n'est pas un simple parc où on pourra le sortir ! Le "paddock paradise" est comme son nom l'indique un "paradis pour chevaux" destiné à développer leur santé physique et mentale !
Développement physique et musculation :
- le Paddock Paradise muscle le cheval et lui procure un exercice sain et constant : des dénivelés, des endroits au sol irrégulier, des congénères en nombre suffisant, des "endroits d'activités" éloignés les uns des autres (l'abreuvoir est éloigné de la mangeoire, l'abri est éloigné de l'abreuvoir, etc.)
Développement de pieds sains
- le Paddock paradise est fait pour que le cheval prenne un maximum d'exercice, afin de durcir les sabots, il est obligé de passer dans des "couloirs" de différents types de sols : cailloux, (pour durcir), béton dur et abrasif, boue (pour hydrater)... L'idéal pour chevaux pieds nus !
Harmonie du corps :
- Le Paddock Paradise comprend un point d'eau où le cheval peut faire trempette, un coin de terre sèche et sablonneuse où il peut se rouler...
Nutrition optimale :
- Le Paddock Paradise est ensemencé de différentes sortes d'herbes, qui apportent une variété dans les menus, ensemecement suffisamment clairsemé pour que le cheval mange sans devenir obèse, et en se déplaçant beaucoup, mais sans pour autant manquer d'aucun élément nutritionnel. (minéraux, vitamines, nutriments essentiels)
En hiver, la distribution de foin se fait au sol, dans des filets spéciaux, qui permettent au cheval de manger nez au sol, comme dans la nature.
Relations sociales :
Le Paddock Paradise est suffisamment grand pour que le troupeau vive en harmonie, assurant la satisfaction des besoins affectifs du cheval.
Des architectes paysagers sont payés pour transformer de bêtes pâtures pour chevaux en véritables paradis ! "
Lien : http://ardennesacheval.free.fr/etre_proprio/paddock_paradise/paddock_paradise.htm
Le 'Paddock-Paradise'
"Le Paddock Paradise est un mode de gestion de l'espace de pâturage proposé par Jaime Jackson, spécialiste américain des chevaux pieds nus. Cette organisation est destinée à optimiser le mode de vie des chevaux pour un meilleur état de santé, et en particulier un meilleur état de leurs pieds.
Cette proposition de Jaime Jackson est basée sur les observations suivantes :
Les chevaux sauvages vivant en liberté dans de grands espaces semi-désertiques :
-parcourent spontanément de longues distances, en s'écartant assez peu du 'chemin' qu'ils suivent,
-ont donc accès à une diversité infinie d'environnement qui stimule le développement de leurs capacités à tous points de vues (diversité de la qualité des sols, de la nutrition, de l'environnement animal et végétal, de l'accès à l'eau, etc.),
-et ont des pieds en parfait état, très courts, très compacts et ronds, avec des talons bas, une sole nettement concave, et une fourchette très en relief et très large, avec un aspect de vieux cuir ;
alors que dès qu'ils sont placés dans des espaces clos (chevaux sauvages capturés ou chevaux domestiques), :
-les chevaux vivent dans un environnement monotone (espace restreint, paysage fixe, même qualité de sol sur toute la surface, même type d'herbe, pas de groupe de congénères aux alentours, pas de prédateur en principe, rarement une mare à disposition, etc.)
-la quantité de locomotion diminue énormément, même (et surtout) si les espaces sont larges, ce qui est généralement le cas des prés (qui sont généralement de forme plus ou moins carrée ou rectangulaire, et non des bandes de terrain de 30 km sur 10 m),
-les chevaux mangent plus (les près sont trop riches et les chevaux n'ont pas grand chose d'autre à faire, et surtout pas de choix d'aller ailleurs) : ils vivent 'comme s'ils étaient sur un canapé devant la télé avec des cacahuètes toute la journée',
-leur forme physique s'en ressent immédiatement, mais aussi particulièrement l'état de leurs pieds, qui deviennent trop longs, cassent, perdent leurs aplombs, etc. (observation des Mustangs capturés dans les round-up du 'Bureau of Land Management' et placés dans des grands corrals) - en somme, les pieds se mettent à se comporter comme des pieds de chevaux domestiques.
Jaime Jackson a par ailleurs remarqué que les chevaux en groupe se comportent comme un fluide : plus le passage est étroit, plus ils vont vite, pour un groupe donné, car ils se poussent les uns les autres et se suivent le long des clôtures dans un cercle vertueux : la locomotion des uns engendre celle des autres d'une manière ou d'une autre.
Réunissant toutes ces observations, Jaime Jackson a proposé de cantonner les chevaux dans la bande de terrain qui longe la clôture du pré, et de ne pas leur laisser l'accès à l'intérieur : les chevaux se poussent les uns les autres le long des clôtures, la forme circulaire de l'enclos ainsi délimité fait qu'ils ne se heurtent jamais à une barrière qui les obligerait à rebrousser chemin, et ils retrouvent ainsi une quantité de locomotion nettement supérieure.
Poussant plus loin l'analogie avec le mode de vie des chevaux sauvages, Jaime Jackson propose d'aménager ce parcours pour qu'il restitue aux chevaux la plus grande diversité possible en matière de qualité de sol (zones encailloutées, zones de sable...), de nutrition, d'environnement (arbres, pentes...), d'humidité (mare ou ruisseau), etc., recréant ainsi artificiellement la diversité rencontrée par les chevaux sauvages et la possibilité de contrôler la quantité d'alimentation. Le parcours doit intégrer des zones plus larges pour permettre aux chevaux de se reposer sans se pousser les uns les autres, et sans que les arrivants délogent systématiquement ceux qui sont installés au repos. Le dispositif permet de contrôler l'alimentation de façon assez stricte, et Jamie Jackson propose de nourrir les chevaux au foin toute l'année, en dispersant les tas de foin sur le parcours pour pousser encore une fois les chevaux à se déplacer au lieu de passer des heures sur l'aire de nourrissage.
L'objectif est bien sûr d'obtenir des chevaux en meilleure forme, et avec des pieds en meilleur état, en se dirigeant vers des pieds qui s'auto-entretiennent dans le meilleur des cas, comme ceux des chevaux sauvages.'
Lien : http://www.naturedecheval.com/paddock%20dispositif.htm
Exemple de plans et d'aménagement :
Visite guidée d'un paddock paradise :
Plein d'idées à digérer et pourquoi pas un jour installer mon paddock paradise ?
Vu que d'autres sont mieux doués que moi pour décrire le système, voici 2 articles très intéressants :
"Paddock Paradise"
"Le concept de "paddock paradise" est américain, il a été conçu à partir des observations des éthologues.
Le "paddock paradise" est un lieu de vie pour les chevaux, entièrement aménagé, dans ses moindres détails, pour leur rendre la vie la plus proche possible de celle de leurs ancêtres sauvages.
Ce n'est pas un simple pré ou le cheval va manger de l'herbe, ce n'est pas un simple paddock où il pourra prendre de l'exercice, ce n'est pas un simple parc où on pourra le sortir ! Le "paddock paradise" est comme son nom l'indique un "paradis pour chevaux" destiné à développer leur santé physique et mentale !
Développement physique et musculation :
- le Paddock Paradise muscle le cheval et lui procure un exercice sain et constant : des dénivelés, des endroits au sol irrégulier, des congénères en nombre suffisant, des "endroits d'activités" éloignés les uns des autres (l'abreuvoir est éloigné de la mangeoire, l'abri est éloigné de l'abreuvoir, etc.)
Développement de pieds sains
- le Paddock paradise est fait pour que le cheval prenne un maximum d'exercice, afin de durcir les sabots, il est obligé de passer dans des "couloirs" de différents types de sols : cailloux, (pour durcir), béton dur et abrasif, boue (pour hydrater)... L'idéal pour chevaux pieds nus !
Harmonie du corps :
- Le Paddock Paradise comprend un point d'eau où le cheval peut faire trempette, un coin de terre sèche et sablonneuse où il peut se rouler...
Nutrition optimale :
- Le Paddock Paradise est ensemencé de différentes sortes d'herbes, qui apportent une variété dans les menus, ensemecement suffisamment clairsemé pour que le cheval mange sans devenir obèse, et en se déplaçant beaucoup, mais sans pour autant manquer d'aucun élément nutritionnel. (minéraux, vitamines, nutriments essentiels)
En hiver, la distribution de foin se fait au sol, dans des filets spéciaux, qui permettent au cheval de manger nez au sol, comme dans la nature.
Relations sociales :
Le Paddock Paradise est suffisamment grand pour que le troupeau vive en harmonie, assurant la satisfaction des besoins affectifs du cheval.
Des architectes paysagers sont payés pour transformer de bêtes pâtures pour chevaux en véritables paradis ! "
Lien : http://ardennesacheval.free.fr/etre_proprio/paddock_paradise/paddock_paradise.htm
Le 'Paddock-Paradise'
"Le Paddock Paradise est un mode de gestion de l'espace de pâturage proposé par Jaime Jackson, spécialiste américain des chevaux pieds nus. Cette organisation est destinée à optimiser le mode de vie des chevaux pour un meilleur état de santé, et en particulier un meilleur état de leurs pieds.
Cette proposition de Jaime Jackson est basée sur les observations suivantes :
Les chevaux sauvages vivant en liberté dans de grands espaces semi-désertiques :
-parcourent spontanément de longues distances, en s'écartant assez peu du 'chemin' qu'ils suivent,
-ont donc accès à une diversité infinie d'environnement qui stimule le développement de leurs capacités à tous points de vues (diversité de la qualité des sols, de la nutrition, de l'environnement animal et végétal, de l'accès à l'eau, etc.),
-et ont des pieds en parfait état, très courts, très compacts et ronds, avec des talons bas, une sole nettement concave, et une fourchette très en relief et très large, avec un aspect de vieux cuir ;
alors que dès qu'ils sont placés dans des espaces clos (chevaux sauvages capturés ou chevaux domestiques), :
-les chevaux vivent dans un environnement monotone (espace restreint, paysage fixe, même qualité de sol sur toute la surface, même type d'herbe, pas de groupe de congénères aux alentours, pas de prédateur en principe, rarement une mare à disposition, etc.)
-la quantité de locomotion diminue énormément, même (et surtout) si les espaces sont larges, ce qui est généralement le cas des prés (qui sont généralement de forme plus ou moins carrée ou rectangulaire, et non des bandes de terrain de 30 km sur 10 m),
-les chevaux mangent plus (les près sont trop riches et les chevaux n'ont pas grand chose d'autre à faire, et surtout pas de choix d'aller ailleurs) : ils vivent 'comme s'ils étaient sur un canapé devant la télé avec des cacahuètes toute la journée',
-leur forme physique s'en ressent immédiatement, mais aussi particulièrement l'état de leurs pieds, qui deviennent trop longs, cassent, perdent leurs aplombs, etc. (observation des Mustangs capturés dans les round-up du 'Bureau of Land Management' et placés dans des grands corrals) - en somme, les pieds se mettent à se comporter comme des pieds de chevaux domestiques.
Jaime Jackson a par ailleurs remarqué que les chevaux en groupe se comportent comme un fluide : plus le passage est étroit, plus ils vont vite, pour un groupe donné, car ils se poussent les uns les autres et se suivent le long des clôtures dans un cercle vertueux : la locomotion des uns engendre celle des autres d'une manière ou d'une autre.
Réunissant toutes ces observations, Jaime Jackson a proposé de cantonner les chevaux dans la bande de terrain qui longe la clôture du pré, et de ne pas leur laisser l'accès à l'intérieur : les chevaux se poussent les uns les autres le long des clôtures, la forme circulaire de l'enclos ainsi délimité fait qu'ils ne se heurtent jamais à une barrière qui les obligerait à rebrousser chemin, et ils retrouvent ainsi une quantité de locomotion nettement supérieure.
Poussant plus loin l'analogie avec le mode de vie des chevaux sauvages, Jaime Jackson propose d'aménager ce parcours pour qu'il restitue aux chevaux la plus grande diversité possible en matière de qualité de sol (zones encailloutées, zones de sable...), de nutrition, d'environnement (arbres, pentes...), d'humidité (mare ou ruisseau), etc., recréant ainsi artificiellement la diversité rencontrée par les chevaux sauvages et la possibilité de contrôler la quantité d'alimentation. Le parcours doit intégrer des zones plus larges pour permettre aux chevaux de se reposer sans se pousser les uns les autres, et sans que les arrivants délogent systématiquement ceux qui sont installés au repos. Le dispositif permet de contrôler l'alimentation de façon assez stricte, et Jamie Jackson propose de nourrir les chevaux au foin toute l'année, en dispersant les tas de foin sur le parcours pour pousser encore une fois les chevaux à se déplacer au lieu de passer des heures sur l'aire de nourrissage.
L'objectif est bien sûr d'obtenir des chevaux en meilleure forme, et avec des pieds en meilleur état, en se dirigeant vers des pieds qui s'auto-entretiennent dans le meilleur des cas, comme ceux des chevaux sauvages.'
Lien : http://www.naturedecheval.com/paddock%20dispositif.htm
Exemple de plans et d'aménagement :
Visite guidée d'un paddock paradise :
Plein d'idées à digérer et pourquoi pas un jour installer mon paddock paradise ?
vendredi 17 septembre 2010
Slow feeding continuous ou l'alimentation en continu
Voici un petit article relatif à la façon d'alimenter les chevaux qui est vraiment très intéressant.
http://www.horsegroomingsupplies.com/horse-forums/slow-feeder-website-and-ideas-306197.html
Petit rappel : le cheval est un animal herbivore qui consacre au naturel environ 13 à 14 heures par jour à s'alimenter. Cette alimentation est diversifiée (plusieurs sortes d’herbes, de graminées) donc pas de mono nourriture.
Hors de nos jours, (même si les mentalités commencent à évoluer), beaucoup de chevaux vivent encore en box voire box paddock avec un accès à l'herbe limité et ce confinement va souvent de pair avec une alimentation industrielle à base de granulés + foin. La nourriture étant distribuée la plupart du temps en 2 ou 3 repas maximum, la durée des repas est donc bien loin des 13 à 14 heures par jour du cheval sauvage.
Afin d'améliorer le bien être du cheval domestique, l'idéal est donc d'essayer de ralentir au maximum la prise du repas et que cette prise alimentaire dure le plus longtemps possible.
Cet article traite donc des différentes avantages du "Continuous Slow Feeding".
Traduction (perso donc soyez indulgents) :
Nouvelles solutions pour manger lentement en continu
Manger doucement est important mais manger doucement en continu est encore plus important.
La méthode "Continuous Slow Feeding" ne fonctionnera pas tant que votre cheval saura qu'il y a une fin à la distribution de foin. Tant qu'il se souviendra qu'il pourrait y avoir une fin à la distribution de foin, il continuera probablement à manger rapidement et à ne pas mâcher. Il est extrêmement important pour un cheval de mâcher. Ce n'est que lorsqu'il a assez mâché qu'il se sentira repu, pas seulement quand il aura rempli son estomac et s'il n'a pas assez mâché, il ne sera pas capable de digérer les aliments de la façon dont il est censé. Lorsque la méthode "Continuous Slow Feeding" commence à fonctionner il y a des chances que votre cheval vous montre plus d'harmonie et de plus de volonté de travailler. Il peut également devenir plus aimable avec les autres chevaux et plus facile à gérer.
Il est également très important que votre cheval ne puisse jamais remplir complètement sa bouche avec le foin. Oui, je sais qu'il aime, j'adore remplir ma bouche avec du chocolat mais qui cela ne le rend pas pour autant bon pour moi. Lorsque votre cheval remplit sa bouche avec la nourriture, il ne pourra pas mâcher assez et la digestion ne sera donc pas efficace. Des choses fantastiques se produisent lorsqu'il a appris à manger de façon naturelle. Il sera même différent après un hiver avec le concept "Continuous Slow Feeding". C'est beaucoup mieux que de répandre le foin sur le terrain car c'est bien à facile à manger du foin qui est fixé sur le terrain ou sur le sol.
Le concept "Continuous Slow Feeding" limite la quantité de foin que votre cheval peut manger par minute au lieu de la quantité de foin disponible pour lui. Cela vous permet d'en tirer des bénéfices de tous les côtés.
+ Plus de gaspillage de foin
+ Moins de consommation en raison d'une meilleure digestion.
+ Votre cheval est occupé à manger 16 à 20 heures par jour, comme il l'est supposé.
+ Les chevaux obèses perdent généralement du poids.
+ Les chevaux mince gagnent généralement du poids.
+ Plus de combats relatifs à la nourriture puisqu'elle est toujours disponible.
+ Plus besoin de garder un temps spécifique pour l'alimentation pour vous (tôt le matin ou le déjeuner)
+ Votre cheval n'aura plus faim et sera toujours prêt à partir.
Choses importantes à prendre en compte :
Le foin doit être disponible pour le cheval à tout moment. Une heure et demi après que le cheval a cessé de manger de la production irrépressible de (Gull ???) sera graver à l'intérieur de l'intestin grêle et donnera des ulcères. Ce n'est qu'à partir du moment où le cheval a oublié que le chargeur ne peut jamais être vide que le système d'alimentation commence à travailler. Puis les chevaux vont ralentir leur rythme d'alimentation, prendre les pauses dont ils ont besoin et chaque cheval dans le troupeau prendra soin de leurs besoins alimentaires individuels (nous avons des poneys Shetland et les chevaux mangent ensemble dans les même mangeoires).
Donner à votre cheval de 3 à 4 semaines pour s'habituer à cette nouvelle façon de distribution avant de porter tout jugement.
Si vous voulez savoir combien ils mangent vous devez examiner la consommation moyenne sur une période de trois jours car ils ne consomment pas nécessairement la même quantité tous les jours.
Choses à ne PAS faire :
Ne pas nourrir par portions dans les mangeoires car ils ne ralentiront jamais d'eux même jamais la pause manger.
Si vous pensez que votre cheval mange toujours trop vous pouvez toujours mélanger le foin avec de la paille d'avoine de bonne qualité. Si vous êtes absolument certain de que votre cheval doit obtenir plus de foin vous pouvez donner de la luzerne (mais soyez prudent avec la luzerne, étant donné que l'équilibre entre le calcium et le phosphore est complètement déséquilibré)."
L'artcle (commercial), décrit ensuite les différentes solutions possibles, nous nous contenterons de photos :
http://www.horsegroomingsupplies.com/horse-forums/slow-feeder-website-and-ideas-306197.html
Petit rappel : le cheval est un animal herbivore qui consacre au naturel environ 13 à 14 heures par jour à s'alimenter. Cette alimentation est diversifiée (plusieurs sortes d’herbes, de graminées) donc pas de mono nourriture.
Hors de nos jours, (même si les mentalités commencent à évoluer), beaucoup de chevaux vivent encore en box voire box paddock avec un accès à l'herbe limité et ce confinement va souvent de pair avec une alimentation industrielle à base de granulés + foin. La nourriture étant distribuée la plupart du temps en 2 ou 3 repas maximum, la durée des repas est donc bien loin des 13 à 14 heures par jour du cheval sauvage.
Afin d'améliorer le bien être du cheval domestique, l'idéal est donc d'essayer de ralentir au maximum la prise du repas et que cette prise alimentaire dure le plus longtemps possible.
Cet article traite donc des différentes avantages du "Continuous Slow Feeding".
Traduction (perso donc soyez indulgents) :
Nouvelles solutions pour manger lentement en continu
Manger doucement est important mais manger doucement en continu est encore plus important.
La méthode "Continuous Slow Feeding" ne fonctionnera pas tant que votre cheval saura qu'il y a une fin à la distribution de foin. Tant qu'il se souviendra qu'il pourrait y avoir une fin à la distribution de foin, il continuera probablement à manger rapidement et à ne pas mâcher. Il est extrêmement important pour un cheval de mâcher. Ce n'est que lorsqu'il a assez mâché qu'il se sentira repu, pas seulement quand il aura rempli son estomac et s'il n'a pas assez mâché, il ne sera pas capable de digérer les aliments de la façon dont il est censé. Lorsque la méthode "Continuous Slow Feeding" commence à fonctionner il y a des chances que votre cheval vous montre plus d'harmonie et de plus de volonté de travailler. Il peut également devenir plus aimable avec les autres chevaux et plus facile à gérer.
Il est également très important que votre cheval ne puisse jamais remplir complètement sa bouche avec le foin. Oui, je sais qu'il aime, j'adore remplir ma bouche avec du chocolat mais qui cela ne le rend pas pour autant bon pour moi. Lorsque votre cheval remplit sa bouche avec la nourriture, il ne pourra pas mâcher assez et la digestion ne sera donc pas efficace. Des choses fantastiques se produisent lorsqu'il a appris à manger de façon naturelle. Il sera même différent après un hiver avec le concept "Continuous Slow Feeding". C'est beaucoup mieux que de répandre le foin sur le terrain car c'est bien à facile à manger du foin qui est fixé sur le terrain ou sur le sol.
Le concept "Continuous Slow Feeding" limite la quantité de foin que votre cheval peut manger par minute au lieu de la quantité de foin disponible pour lui. Cela vous permet d'en tirer des bénéfices de tous les côtés.
+ Plus de gaspillage de foin
+ Moins de consommation en raison d'une meilleure digestion.
+ Votre cheval est occupé à manger 16 à 20 heures par jour, comme il l'est supposé.
+ Les chevaux obèses perdent généralement du poids.
+ Les chevaux mince gagnent généralement du poids.
+ Plus de combats relatifs à la nourriture puisqu'elle est toujours disponible.
+ Plus besoin de garder un temps spécifique pour l'alimentation pour vous (tôt le matin ou le déjeuner)
+ Votre cheval n'aura plus faim et sera toujours prêt à partir.
Choses importantes à prendre en compte :
Le foin doit être disponible pour le cheval à tout moment. Une heure et demi après que le cheval a cessé de manger de la production irrépressible de (Gull ???) sera graver à l'intérieur de l'intestin grêle et donnera des ulcères. Ce n'est qu'à partir du moment où le cheval a oublié que le chargeur ne peut jamais être vide que le système d'alimentation commence à travailler. Puis les chevaux vont ralentir leur rythme d'alimentation, prendre les pauses dont ils ont besoin et chaque cheval dans le troupeau prendra soin de leurs besoins alimentaires individuels (nous avons des poneys Shetland et les chevaux mangent ensemble dans les même mangeoires).
Donner à votre cheval de 3 à 4 semaines pour s'habituer à cette nouvelle façon de distribution avant de porter tout jugement.
Si vous voulez savoir combien ils mangent vous devez examiner la consommation moyenne sur une période de trois jours car ils ne consomment pas nécessairement la même quantité tous les jours.
Choses à ne PAS faire :
Ne pas nourrir par portions dans les mangeoires car ils ne ralentiront jamais d'eux même jamais la pause manger.
Si vous pensez que votre cheval mange toujours trop vous pouvez toujours mélanger le foin avec de la paille d'avoine de bonne qualité. Si vous êtes absolument certain de que votre cheval doit obtenir plus de foin vous pouvez donner de la luzerne (mais soyez prudent avec la luzerne, étant donné que l'équilibre entre le calcium et le phosphore est complètement déséquilibré)."
L'artcle (commercial), décrit ensuite les différentes solutions possibles, nous nous contenterons de photos :
Système avec filet à petites mailles
Système avec grille
A tester donc.
samedi 10 avril 2010
Quand débourrer ? (article sur la croissance osseuse du cheval)
Voilà un petit article (traduit de l'anglais) qui me tient particulièrement à coeur.
"Tous les Chevaux, de toutes les races, se développent à la même vitesse du point de vue du squelette
J’aimerais débattre du concept de la maturité du squelette. Si un cheval de 2 ans et demi n’a pas atteint la maturité, ce n’est pas parce qu’il appartient à une race tardive ou un individu qui se développe lentement. Cela n’existe pas d’un point de vue du squelette : Aucun cheval sur la terre, de n’importe quelle race, à n’importe quelle époque n’a jamais atteint sa maturité avant l’âge de six ans (plus ou moins 6 mois).
Donc, par exemple, le Quarter Horse n’est pas une race précoce, pas plus que l’arabe n’est une race tardive. Leurs squelettes se développent de la même manière. Cette information peut paraître choquante pour beaucoup de gens qui pensent que débourrer leur cheval sous la selle à deux ans est ce qu’ils doivent faire à cause de sa race ou de son apparente maturité. Cela demande également une clarification quant à ce que j’appelle maturité.
Quand est-ce que le squelette du cheval atteint sa maturité?
A peu près tout le monde a entendu parler du cartilage de croissance, et généralement quand je leur demande, beaucoup me répondent que les cartilages de croissance se situent quelque part dans le genou du cheval (en fait ceux que ces gens connaissent sont situés en dessous du radius-ulna juste au dessus du genou). Ce que les gens ne réalisent pas c’est qu’il y a des cartilages de croissance de chaque côté de chaque os derrière le crâne et dans le cas de certains os, (comme le bassin qui a beaucoup ‘d’angles’) il y a de multiples cartilages de croissance.
Est-ce que cela veut dire que vous devez attendre que tous ces cartilages de croissance se soient ossifiés avant de monter votre jeune cheval ? Non, mais plus vous attendez, le moins de risques vous prenez. Les propriétaires et professionnels doivent réaliser qu’il existe un « agenda » d’ossification défini et facile à retenir. – et ensuite prendre leur décision quand monter leur cheval sur base de cette connaissance plutôt que sur base de l’apparence extérieure du cheval. Parce qu’il y a des races, le Quarter Horse entres autres, qui ont été conçus de telle manière qu’ils paraissent ‘matures’ bien avant qu’ils ne soient en réalité. Cela défavorise ces chevaux soit par l’ignorance du processus d’ossification ou parce que les gens préfèrent suivre leur propre agenda (en vue de la compétition par exemple) que de s’inquiéter du bien-être du cheval.
Si vous faites partie des personnes pour qui débourrer veut dire monter, alors vous êtes mieux de ne pas débourrer votre cheval avant quatre ans. Selon la méthode traditionnelle, cela donnerait ceci : introduisez toutes sortes d’équipements et de situations quand il a deux ans, montez et descendez de son dos quand il en a trois et commencez à vous mettre en selle et à lui apprendre la direction à quatre ans, apprenez-lui son job quel qu’il soit à 5 ans pour qu’il soit ‘mis’ à six ans.
Agenda de la conversion des cartilages de croissance en os (ossification)
Le processus de conversion des cartilages de croissance en os se fait de bas en haut de l’animal. En d’autres mots, plus on descend vers les sabots, plus tôt la fusion des cartilages aura lieu et plus on se rapproche du dos de l’animal, plus cette fusion se fait tard. Le premier cartilage à s’ossifier, à la naissance, est la troisième phalange (os du pied). Dans l’ordre croissant viennent ensuite :
• Deuxième phalange – haut et bas – entre la naissance et 6 mois.
• Première phalange – haut et bas – entre 6 mois et 1 ans.
• Canon – haut et bas – entre 8 mois et 1.5 ans.
• Petits os du “genou” –entre 1.5 an et 2.5 ans.
• Bas du radius-ulna –entre 2 ans et 2.5 ans.
• Portion “porteuse” du glenoïde en haut du radius entre 2.5 ans et 3 ans.
• Humérus – haut et bas – entre 3ans et 3.5 ans.
• Omoplate – portion porteuse (bas) – entre 3.5 ans et 4 ans
• Postérieurs – bas identique aux antérieurs ci-dessus.
• Jarret – cette articulation est « tardive » vu sa place assez « basse ». Les cartilages de croissance entre le tibia et le tarse ne fusionnent (s’ossifient) pas avant que le cheval n’ait quatre ans (raison pour laquelle les jarrets sont connus comme étant un « point faible » et est même documenté dans la littérature du 18ème siècle)
• Tibia – haut et bas, entre 3 ans et 3.5 ans
• Fémur – haut et bas, entre 3 ans et 3.5 ans
• Encolure – entre 2.5 ans et 3 ans
• Bassin – les cartilages de croissance des pointes de la hanche, dessus de la croupe et pointe de la fesse (tuber ischii) – entre 3 et 4 ans
Et quelle partie du squelette est la dernière à s’ossifier pensez-vous ? La colonne vertébrale bien sur. Un cheval a normalement 32 vertèbres entre l’arrière de son crâne et la naissance de la queue, et il y a plusieurs cartilages de croissance sur chacune d’entre elles. Les vertèbres ne terminent pas leur ossification avant que le cheval ait atteint au moins 5 ans et demi (et ceci concerne un petit cheval massif, plus le cou du cheval est long, plus tard les fusions se produiront… et pour un mâle, vous ajoutez systématiquement six mois. Donc pour un cheval d’1m70 de type demi-sang, cette maturité peut n'être complète qu’à 8 ans.)
Les dernières vertèbres à fusionner complètement sont celles à la base de l’encolure (raison pour laquelle les chevaux ayant un cou plus long peuvent atteindre leur maturité après 6 ans – c’est la base qui grandit encore). Donc vous devez être prudents – très prudents – de ne jamais forcer l’encolure d’une jeune cheval (par exemple lui apprendre l’attache en le laissant se débattre)."
A méditer ...
Lien vers l'article en VO : http://www.equinestudies.org/ranger_2008/ranger_piece_2008_pdf1.pdf
"Tous les Chevaux, de toutes les races, se développent à la même vitesse du point de vue du squelette
J’aimerais débattre du concept de la maturité du squelette. Si un cheval de 2 ans et demi n’a pas atteint la maturité, ce n’est pas parce qu’il appartient à une race tardive ou un individu qui se développe lentement. Cela n’existe pas d’un point de vue du squelette : Aucun cheval sur la terre, de n’importe quelle race, à n’importe quelle époque n’a jamais atteint sa maturité avant l’âge de six ans (plus ou moins 6 mois).
Donc, par exemple, le Quarter Horse n’est pas une race précoce, pas plus que l’arabe n’est une race tardive. Leurs squelettes se développent de la même manière. Cette information peut paraître choquante pour beaucoup de gens qui pensent que débourrer leur cheval sous la selle à deux ans est ce qu’ils doivent faire à cause de sa race ou de son apparente maturité. Cela demande également une clarification quant à ce que j’appelle maturité.
Quand est-ce que le squelette du cheval atteint sa maturité?
A peu près tout le monde a entendu parler du cartilage de croissance, et généralement quand je leur demande, beaucoup me répondent que les cartilages de croissance se situent quelque part dans le genou du cheval (en fait ceux que ces gens connaissent sont situés en dessous du radius-ulna juste au dessus du genou). Ce que les gens ne réalisent pas c’est qu’il y a des cartilages de croissance de chaque côté de chaque os derrière le crâne et dans le cas de certains os, (comme le bassin qui a beaucoup ‘d’angles’) il y a de multiples cartilages de croissance.
Est-ce que cela veut dire que vous devez attendre que tous ces cartilages de croissance se soient ossifiés avant de monter votre jeune cheval ? Non, mais plus vous attendez, le moins de risques vous prenez. Les propriétaires et professionnels doivent réaliser qu’il existe un « agenda » d’ossification défini et facile à retenir. – et ensuite prendre leur décision quand monter leur cheval sur base de cette connaissance plutôt que sur base de l’apparence extérieure du cheval. Parce qu’il y a des races, le Quarter Horse entres autres, qui ont été conçus de telle manière qu’ils paraissent ‘matures’ bien avant qu’ils ne soient en réalité. Cela défavorise ces chevaux soit par l’ignorance du processus d’ossification ou parce que les gens préfèrent suivre leur propre agenda (en vue de la compétition par exemple) que de s’inquiéter du bien-être du cheval.
Si vous faites partie des personnes pour qui débourrer veut dire monter, alors vous êtes mieux de ne pas débourrer votre cheval avant quatre ans. Selon la méthode traditionnelle, cela donnerait ceci : introduisez toutes sortes d’équipements et de situations quand il a deux ans, montez et descendez de son dos quand il en a trois et commencez à vous mettre en selle et à lui apprendre la direction à quatre ans, apprenez-lui son job quel qu’il soit à 5 ans pour qu’il soit ‘mis’ à six ans.
Agenda de la conversion des cartilages de croissance en os (ossification)
Le processus de conversion des cartilages de croissance en os se fait de bas en haut de l’animal. En d’autres mots, plus on descend vers les sabots, plus tôt la fusion des cartilages aura lieu et plus on se rapproche du dos de l’animal, plus cette fusion se fait tard. Le premier cartilage à s’ossifier, à la naissance, est la troisième phalange (os du pied). Dans l’ordre croissant viennent ensuite :
• Deuxième phalange – haut et bas – entre la naissance et 6 mois.
• Première phalange – haut et bas – entre 6 mois et 1 ans.
• Canon – haut et bas – entre 8 mois et 1.5 ans.
• Petits os du “genou” –entre 1.5 an et 2.5 ans.
• Bas du radius-ulna –entre 2 ans et 2.5 ans.
• Portion “porteuse” du glenoïde en haut du radius entre 2.5 ans et 3 ans.
• Humérus – haut et bas – entre 3ans et 3.5 ans.
• Omoplate – portion porteuse (bas) – entre 3.5 ans et 4 ans
• Postérieurs – bas identique aux antérieurs ci-dessus.
• Jarret – cette articulation est « tardive » vu sa place assez « basse ». Les cartilages de croissance entre le tibia et le tarse ne fusionnent (s’ossifient) pas avant que le cheval n’ait quatre ans (raison pour laquelle les jarrets sont connus comme étant un « point faible » et est même documenté dans la littérature du 18ème siècle)
• Tibia – haut et bas, entre 3 ans et 3.5 ans
• Fémur – haut et bas, entre 3 ans et 3.5 ans
• Encolure – entre 2.5 ans et 3 ans
• Bassin – les cartilages de croissance des pointes de la hanche, dessus de la croupe et pointe de la fesse (tuber ischii) – entre 3 et 4 ans
Et quelle partie du squelette est la dernière à s’ossifier pensez-vous ? La colonne vertébrale bien sur. Un cheval a normalement 32 vertèbres entre l’arrière de son crâne et la naissance de la queue, et il y a plusieurs cartilages de croissance sur chacune d’entre elles. Les vertèbres ne terminent pas leur ossification avant que le cheval ait atteint au moins 5 ans et demi (et ceci concerne un petit cheval massif, plus le cou du cheval est long, plus tard les fusions se produiront… et pour un mâle, vous ajoutez systématiquement six mois. Donc pour un cheval d’1m70 de type demi-sang, cette maturité peut n'être complète qu’à 8 ans.)
Les dernières vertèbres à fusionner complètement sont celles à la base de l’encolure (raison pour laquelle les chevaux ayant un cou plus long peuvent atteindre leur maturité après 6 ans – c’est la base qui grandit encore). Donc vous devez être prudents – très prudents – de ne jamais forcer l’encolure d’une jeune cheval (par exemple lui apprendre l’attache en le laissant se débattre)."
A méditer ...
Lien vers l'article en VO : http://www.equinestudies.org/ranger_2008/ranger_piece_2008_pdf1.pdf
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